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La ville de Thouars possède une longue histoire militaire avec de nombreux casernements et un entrepôt de poudre. Créé en 1916, l'ERGMu (Établissement de Réserve Générale de Munitions) appelé par la suite  ETAMAT (Établissement du Matériel de l'Armée de Terre) a longtemps fait partie du paysage local et son activité a influencé la vie de la communauté. La service de l'Architecture et des Patrimoines de la ville de Thouars a retracé l'historique de cet établissement militaire qui a rythmé jusqu'en 2000 la vie locale.

 

La création du dépôt à Thouars

C'est le 21 octobre 1916, qu'un arrêté du préfet des Deux-Sèvres autorise la création d'un parc à munitions à Thouars. On suppose que la décision de créer un dépôt, non loin d'un port (port de la Palice à La Rochelle) et à proximité d'un nœud ferroviaire important, permettait d'entreposer les munitions venant d'Amérique, avant leur réexpédition vers les zones de combat. Le site de Thouars se prêtait à cette implantation : accès aisé vers l'océan, gare importante (liaisons directes avec Paris et Tours en particulier). Le réseau ferré dessert par ailleurs en grande partie les zones de stockage. Le dépôt est constitué de quatre groupes de stockages et d'un groupe d'atelier.

 

Photo aérienne présentant les 5 groupes de l'ETAMATDe 1917 à 1923, les trois premiers groupes de l'ETAMAT sont aménagés et des bâtiments, comme la caserne Carnoy sont construits. Le camp a alors une superficie globale de 56 hectares : les munitions de sécurité sont situées sur la commune de Thouars (groupe I), les obus explosifs dans des cellules fortement melonnées sur la commune de Saint-Léger-de-Montbrun (groupe II), enfin les poudres sont stockées sur le territoire de la commune de Louzy (groupe III). Il existe au total 70 magasins de types divers dont 15 poudrières et  un certain nombre de magasins en bois. C'est à cette époque que l'atelier de remise en état voit le jour au groupe IV.

Le personnel militaire est composé de 150 hommes, accompagnés d'une centaine d'employés civils.

En 1934, le polygone de sécurité, alors appelé polygone d'isolement, est mis en place.

En octobre 1935, l'armée fait l'acquisition des terrains nécessaires à l'édification du groupe V. Il sera le dernier groupe de stockage a être créé.